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Occupation irrégulière des emprises publiques à Dakar (Sénégal) : l’urgence d’une rupture attendue face au phénomène des « Jubbanti »

Quand l’#urbanisation débridée défigure la capitale

#Dakar, quatre (4) millions d’habitants sur 0,3 % du territoire national, mais 45% des constructions sont réalisées sans plans approuvés. Or, le régime juridique du domaine public (artificiel) est clair : il est inaliénable et imprescriptible. Toute occupation d’une dépendance du domaine public nécessite une autorisation administrative préalable, révocable, soumise à affichage et génératrice de redevances.

Les multiples visages de l’occupation irrégulière des emprises publiques

La voirie urbaine : la privatisation outrancière du trottoir

Dans toute la ville des dispositifs hétéroclites (bouteilles remplies d’eau, pneus usagés, arceaux, chaînes, barrières) jonchent la devanture des maisons et commerces, transformant le domaine public en propriété privée. Ces entraves violent le droit d’usage collectif garanti à tous sur la voie publique, exposent piétons et automobilistes à des risques de sécurité et traduisent un mépris flagrant du Code du domaine de l’État.

Les parkings détournés : de l’usage commun à l’usage privatif

Nombre d’enseignes à Dakar, notamment des banques ou immeubles de prestige, profitent de leur situation cadastrale pour annexer les abords publics, parfois des boulevards entiers.

La privatisation des jardins publics : la face honteuse de la renonciation de l’État

Exemple édifiant : à Mermoz Pyrotechnie, où un jardin public d’environ mille cinq cents mètres carrés a été transformé de moitié, en dépôt industriel exploité par un privé, de l’autre en parking privé.

Les perrons et haies végétales frauduleux

L’exemple le plus parlant est celui des immeubles qui longent la VDN, à hauteur de Mermoz. Les surfaces ainsi subtilisées au domaine public peuvent atteindre plusieurs milliers de mètres carrés.

La mise en œuvre de la loi : entre #déguerpissements et soupçons de sélectivité

Les opérations de déguerpissement menées par le nouveau ministre de l’Intérieur, visent à restaurer l’usage commun des emprises et remettre de l’ordre et du civisme dans l’espace public. Cependant, des disparités de traitement ne doivent pas persister : les occupants illégaux des quartiers résidentiels paraissent épargnés, alors que d’autres zones plus modestes subissent des destructions avec une fermeté sans précédent.

Déguerpir et après ? : propositions pour une gouvernance urbaine viable

Il conviendrait par exemple d’harmoniser les compétences foncières entre État et collectivités locales ; Renforcer les procédures de régularisation payante des occupations ; Former les élus locaux sur la maîtrise du foncier urbain.

Une seule maxime devrait guider l’action publique : , !