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Mon histoire, mes racines

Né à Port-Gentil de parents casamançais, j’ai grandi à Ziguinchor, entre traditions Diola, environnement culturel mancagne, discipline religieuse, et transmission familiale. À l’adolescence, le décès de mon père bouleverse ma trajectoire. Mais c’est un déclic : je choisis le droit. D’abord attiré par la diplomatie, je me spécialise en droit immobilier.

Pendant près de 15 ans, j’ai travaillé sur des projets immobiliers majeurs à Dakar. Mon engagement est clair : mettre l’expertise au service du bien commun, et faire du logement décent une priorité nationale.

Origines “De Ziguinchor au monde”.

Mes parents sont nés en Casamance, entre la fin des années trente et le début des années quarante. Mon père, de culture mancagne, a grandi en région Pakao, entre Goudomp, Kanéma et Mangacounda. Ma mère, née à Bignona, a grandi à Doumassou, à Kolda, dans le Fouladou, ancien royaume du KAABU.

Né à Port-Gentil au Gabon, où mes parents s’étaient installés quelques années, ma famille est revenue s’installer à Ziguinchor, au milieu des années quatre-vingt.

J’ai eu une enfance somme toute heureuse. À Biagui-Kansahoudy, à Ziguinchor, dans le quartier qui jouxte l’aéroport de Ziguinchor, ancien village mancagne, entouré par le lycée Djignabo et le complexe sportif Jules François BOCANDÉ de Néma, le bosquet attenant se prêtait à notre enfance exploratrice. J’y ai commencé ma scolarité à l’école Saint-Benoît, avant de rejoindre par concours; l’internat religieux du Pré Séminaire Saint Jean de Nyassia, à 18 bornes au Sud-Ouest de Ziguinchor.  

Comme la plupart des enfants de ce gros bourg, mon frère, mes sœurs et moi, avons été éduqués,  entre la maison familiale (Cité Biagui), celle du grand-oncle (Grand-Dakar) et les vacances chez grand-mère (Bignona).

Imprégné des valeurs inculquées aux jeunes garçons diola, de dignité, de culte du travail et du respect des aînés, notre mère me servira, d’exemple de résilience plus tard.

Enfance et vie de famille “Des valeurs qui m’ont forgé”.

Kandety

Adolescence et passions
“L’éveil d’un engagement”

Adolescent, j’ai le privilège d’être pensionnaire de l’internat religieux du Petit Séminaire Saint-Louis de Ziguinchor. Ce passage quadriennal dans ces maisons de formation me marquera profondément. J’y découvre déjà à neuf ans, le sport et les jeux de société, la pratique religieuse rigoriste et la discipline comportementale. Cette période verra se produire un basculement, quand ma famille  déménage dans la capitale, Dakar. Mon père y décède à mes 16 ans. Ma famille s’en trouvera anéantie.

Études et formation “Construire un savoir pour agir”.

Les circonstances qui entourent la perte de mon pater m’affectent. Quoi de plus normal. Je veux à partir de ce moment faire des études de droit. Pour mieux comprendre le monde. Au pire, j’ambitionne d’être diplomate, au mieux avocat. Finalement je porterai la toge, mais ne serai pas avocat. J’aurai ensuite la chance de faire des études de gestion, puis une spécialisation en droit immobilier et de la construction